Bonjour New York !

Baseball training

Bonjour New York !

Mardi 25 août. Central Park Hotel.

«  Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New York c’est une ville debout ».

La diction de Lucchini détachant chaque mot de ce texte fameux de Louis-Ferdinand Céline me vient à l’esprit quand je suis au pied de ces géants. Oui, depuis les rues étroites de Manhattan, il faut se tordre le cou pour en apercevoir la tête …

Ce matin, un mail de Gwenhaël m’apprend que j’ai eu beaucoup de chance, malgré les péripéties du départ, d’arriver à l’heure à JFK car l’aéroport de San Francisco a été fermé pour cause de paquet suspect juste après le décollage de mon avion. Ouf, j’ai échappé à une belle galère !

D’emblée, New York m’est apparue comme une ville accueillante. Les gens dans la rue sont plutôt détendus et les milliers de touristes qui la sillonnent lui donnent un air de vacances permanentes.

Hier matin, j’ai commencé mon apprentissage de la ville : les rues, les avenues, cette topographie si singulière. Oui, un apprentissage car c’est ma première visite à la Grosse Pomme !

Donc, pour l’instant, tout est beau, tout est nouveau !

D’après le site officiel de la ville, si vous n’y passez qu’un jour, il vous faut faire une visite au Rockfeller Center. En route donc pour ce site qui ne semble pas très loin de l’hôtel.

Ah, oui, la cinquième avenue … J’y suis … Le Carnegie Hall, la plaque dédie à Isaac Stern … Les femmes élégantes … Le luxe … L’insouciance …

Je suis depuis quelques minutes une jolie silhouette et surtout une très belle robe assez ajustée, aux superbes motifs colorés … Allez, n’hésite pas, complimente la sur sa robe … Elle me remercie gentiment et, tout en marchant, nous faisons la causette. Elle s’appelle Rita et vit a Canada. Je lui donne une carte de visite avec le code QR, vous savez cette mosaïque de points noirs et blancs dans un petit carré. En le scannant avec un smartphone, elle peut accéder directement à mon Compte Flickr. Peut-être ira-t-elle voir mes photos. Elle semblait intéressée … Bye Rita …

Dans ce quartier, outre la qualité architecturale des bâtiments, ce qui frappe c’est la richesse des décorations de façades. Très beaux bas-reliefs, souvent rehaussés de dorures à la feuille d’or.

Devant l’imposant building Rockfeller, une perspective de bassins ombragés et d’eau courante. Les touristes fatigués y font une pause (moi le premier) et certains sortent le casse-croute.

Le soir, j’achète quelques bricoles et je dîne dans ma chambre. Dans, le coin, pas de « petits restaus sympas », plutôt des établissements chics aux prix exorbitants.

En fin d’après midi, promenade dans Central Park qui est à deux pas de l’hôtel.

Bluffant !

Ce vaste espace de nature, presque sauvage, dans ce décor hyper urbain, c’est surréaliste.

Et manifestement les New Yorkais l’apprécient et y pratiquent une multitude d’activités.

Attention aux cyclistes qui foncent comme sur une piste de vélodrome, au milieu de promeneurs ou même d’autres cyclistes moins véloces.

Multiples terrains d’entraînement pour les joueurs de baseball, ce jeu de balle, hérité du cricket, dont les règles me restent impénétrables …

Le soleil se couche. J’observe (et je photographie) pendant un bon moment cet entraînement. Plusieurs équipes se succèdent sur ce mini terrain de jeu. C’est très sérieux.

Je comprends vite qu’ils utilisent des battes et des balles spéciales, sinon les balles frappées sortiraient des limites du terrain …

Un accordéoniste joue des valses musettes … Un groupe de jeunes et monté sur une entassement de rochers et hissé une bicyclette sur une pente abrupte …

En fait, et c’est peut-être ce qui a permis de préserver ce site de l’urbanisation : de multiples formations rocheuses affleurent de la surface du sol …

Je commence à fatiguer. Il faut que je trouve un restaurant. J’aimerai bien manger un pizza et boire un bon coup de blanc !

Je marche sans grand espoir dans le quartier ultra chic de Madison Avenue. Trop fatigué pour aller plus loin, j’entre dans un restaurant italien plutôt chic au mon italien. Je m’assieds. Serveurs chichiteux pour une clientèle huppée. L’ambiance ne me plaît guère et je redoute d’avance l’addition. Je poirote et m’impatiente. Décidément, je n’aime pas du tout cet établissement. Enfin un serveur me tend la carte. Prix en rapport avec le décorum mais pas de pizzas ! J’en profite pour me lever et partir en regrettant l’absence de ce plat dans un restaurant italien !

Je tourne la rue et je tombe sur un petit restau au look sympathique.

Oui, pas mal, je m’assieds et le patron vient prendre ma commande. Il est français et travaille en famille avec sa femme et sa fille.

Salade de tomates à la mozzarelle, large assiette de pâtes à la crème et aux pinces de crabes, deux verres de Sauvignon. Mais si les pâtes n’étaient pas assez salées, l’addition l’est ! Plus de soixante dollars !

Taxi pour rentrer. Je ne me sentais pas le courage de refaire le chemin de retour à pied (plus de deux kilomètres) …

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